Détenus sans droit de séjour. Réinsérer ou rapatrier à tout prix?

Lars Breuls, Steven De Ridder, Sarah Bellemans

Research output: Contribution to journalArticlepeer-review

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Abstract

Le nombre croissant de détenus sans droit de séjour a accru l’impor¬tance de la collaboration entre la Justice et l’Office des étrangers. Cette collaboration à l’intérieur des murs de la prison n’était cepen¬dant pas une évidence. L’exécution de la détention administrative à la disposition de l’Office des étrangers en vue d’un rapatriement au départ de la prison a, en particulier, créé des tensions en raison de la surpopulation carcérale permanente. À partir de 2010, plusieurs prisons ont même refusé toute nouvelle détention administrative à la disposition de l’Office des étrangers, ce qui a entraîné une diminution considérable du nombre de rapatriements. Étant donné la sensibilité politique de cette problématique, plusieurs modifications législatives ont permis, à partir de 2012, d’effectuer déjà un rapatriement pen¬dant des périodes déterminées de la détention pénale. Bien que ces modifications répondent aux préoccupations de la Justice (problé¬matique de la surpopulation) et à celles de l’Office des étrangers (le rapatriement de détenus sans droit de séjour), se pose la question de savoir dans quelle mesure cette solution pragmatique met en péril les principes pénologiques inscrits dans le droit pénitentiaire.
Original languageFrench
Pages (from-to)1-16
Number of pages16
JournalJustice et Sécurité / Justitie en Veiligheid
Issue number10
Publication statusPublished - Mar 2017

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