Der profane Raum des Tagebuchs : kulturelles Gedächtnis in Victor Klem­perers autobiographischen Notizen

Research output: Contribution to journalArticle

Abstract

Le philologue juif allemand Victor Klemperer a tenu de 1933 à 1945 un journal secret comme espace clandestin de liberté d'expression pour affirmer son identité individuelle et s'opposer au régime nazi. Ses journaux intimes intitulés Mes soldats de papier et Je veux témoigner jusqu'au bout témoignent de la manière dont le diariste a trouvé un mode de notation et de narration dans le quotidien qui rende possible sa survie psychique et intellectuelle sous le Troisième Reich. Les écrits personnels de Klemperer montrent aussi le processus de subjectivation déclenché par les ruptures subies dans sa manière de penser et de sentir. Les Journaux revisitent certaines catégories dont celle de la « littérature de témoignage » ou la relation entre « le privé » et « le public ». L'objet de notre réflexion porte moins sur la valeur historique de ses écrits que sur leurs fonctions et structures textuelles. Les points de cristallisation de l'écriture diaristique de Klemperer se remarquent tout particulièrement par le métatexte diaristique à l'aide duquel il est possible de reconstruire une théorie du genre émanant du journal. Dans les enregistrements de Klemperer on trouve beaucoup de déclarations explicites sur les buts et les objets de l'écriture d'un journal intime, ainsi qu'une réflexion approfondie sur les conventions, possibilités et restrictions de ce genre. Dans la présente contribution notre objectif sera ainsi de mettre en perspective la poétique de l'écriture quotidienne chez Victor Klemperer. Nous nous appuierons sur les théories du journal intime de Roland Barthes, Maurice Blanchot, Gérard Genette et Philippe Lejeune pour analyser la narration diaristique.
Original languageGerman
Pages (from-to)29-42
Number of pages14
JournalInterférences Littéraires
Volume10
Publication statusPublished - 2013

Keywords

  • diary, Holocaust, Klemperer

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