Abstract
La jonction interpropositionnelle joue un rôle crucial dans le langage, les événements complexes étant encodés par la combinaison d'énoncés simples (DE WECK 1991: 107; RAIBLE 2001: 590; AKINCI 2005: 1). Il s'agit toutefois d'un phénomène très complexe à acquérir (voir (RAIBLE 2001; DIESSEL 2004:11; Cosme 2007: 22) et qui varie selon la tâche et les relations sémantiques que le locuteur souhaite exprimer (AKINCI 2005: 1). Les structures de jonction interpropositionnelle sont diverses et englobent tant la juxtaposition (parataxe asyndétique), la coordination (parataxe syndétique), la subordination (conjonctions de subordination) que les structures se situant sur le continuum entre coordination et subordination. L'on s'attend à une évolution allant d'un niveau faible d'intégration (avec beaucoup de juxtapositions et de parataxe) au stade initial pour arriver à un empaquetage syntaxique de plus en plus complexe, mais aussi à une diversification des structures utilisées.
L'objectif de cette communication est d'analyser l'éventail des structures syntaxiques complexes présentes dans la production narrative (Frog Story) en français L2 d'apprenants dont la langue maternelle est le néerlandais, dans 2 contextes différents: l'enseignement néerlandophone en Flandre et l'enseignement néerlandophone à Bruxelles.
Notre objectif est double: nous voulons tout d'abord étudier quantitativement et qualitativement le développement des structures complexes au cours de l'apprentissage, en comparant des groupes d'apprenants (n = 20 pour chaque groupe) de 1ère, 3e et 6e année de l'enseignement secondaire. Notre deuxième objectif est de confronter l'acquisition de ces structures complexes par des apprenants dans deux contextes différents (unilingue ><bilingue). L'intérêt de la comparaison de ces groupes est lié aux langues parlées dans le contexte et le fait qu'un input oral plus important devrait donner un avantage aux élèves bruxellois par rapport à leurs homologues flamands.
Plusieurs questions de recherche seront analysées:
- retrouve-t-on une diminution de la parataxe en faveur de mécanismes de jonction interpropositionnelle plus complexes? L'augmentation quantitative des structures utilisées va-t-elle de pair avec une diversification des ces structures?
- l'éventail des structures syntaxiques complexes augmente-t-il avec l'âge, comme attendu?
- retrouve-t-on le phénomène du suremploi des connecteurs dans les récits des apprenants (voir DEGAND - HADERMANN 2009)?
- peut-on retrouver les caractéristiques des stades acquisitionnels (BARTNING - SCHLYTER 2004) dans nos données?
- les apprenants se rapprochent-ils de la production des natifs? Où se situent les différences entre les apprenants et les locuteurs natifs?
Afin de pouvoir tirer des conclusions valables, nous comparons les groupes d'apprenants flamands et bruxellois à des groupes de locuteurs francophones correspondants (même âge et niveau scolaire).
Cette communication s'inscrit dans le cadre plus large d'une thèse de doctorat ayant pour objectif d'étudier les outils de connexion syntaxique à l'oral (récits narratifs) et à l'écrit (lettre et texte argumentatif) d'apprenants néerlandophones de FL2.
L'objectif de cette communication est d'analyser l'éventail des structures syntaxiques complexes présentes dans la production narrative (Frog Story) en français L2 d'apprenants dont la langue maternelle est le néerlandais, dans 2 contextes différents: l'enseignement néerlandophone en Flandre et l'enseignement néerlandophone à Bruxelles.
Notre objectif est double: nous voulons tout d'abord étudier quantitativement et qualitativement le développement des structures complexes au cours de l'apprentissage, en comparant des groupes d'apprenants (n = 20 pour chaque groupe) de 1ère, 3e et 6e année de l'enseignement secondaire. Notre deuxième objectif est de confronter l'acquisition de ces structures complexes par des apprenants dans deux contextes différents (unilingue ><bilingue). L'intérêt de la comparaison de ces groupes est lié aux langues parlées dans le contexte et le fait qu'un input oral plus important devrait donner un avantage aux élèves bruxellois par rapport à leurs homologues flamands.
Plusieurs questions de recherche seront analysées:
- retrouve-t-on une diminution de la parataxe en faveur de mécanismes de jonction interpropositionnelle plus complexes? L'augmentation quantitative des structures utilisées va-t-elle de pair avec une diversification des ces structures?
- l'éventail des structures syntaxiques complexes augmente-t-il avec l'âge, comme attendu?
- retrouve-t-on le phénomène du suremploi des connecteurs dans les récits des apprenants (voir DEGAND - HADERMANN 2009)?
- peut-on retrouver les caractéristiques des stades acquisitionnels (BARTNING - SCHLYTER 2004) dans nos données?
- les apprenants se rapprochent-ils de la production des natifs? Où se situent les différences entre les apprenants et les locuteurs natifs?
Afin de pouvoir tirer des conclusions valables, nous comparons les groupes d'apprenants flamands et bruxellois à des groupes de locuteurs francophones correspondants (même âge et niveau scolaire).
Cette communication s'inscrit dans le cadre plus large d'une thèse de doctorat ayant pour objectif d'étudier les outils de connexion syntaxique à l'oral (récits narratifs) et à l'écrit (lettre et texte argumentatif) d'apprenants néerlandophones de FL2.
| Original language | French |
|---|---|
| Journal | Unknown Journal |
| Publication status | Published - 2010 |
Keywords
- clause-linking
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