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Le cas S. et Marper et les données personnelles : l’horloge de la stigmatisation stoppée par un arrêt européen

Research output: Chapter in Book/Report/Conference proceeding › Chapter › Research › peer-review

Abstract

Le 8 décembre 2008, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a prononcé un arrêt décisif concernant la requête d'effacement des données personnelles (empreintes digitales, échantillons et profils ADN) des deux citoyens britanniques S. et Marper, conservées dans les banques des données de la police. La conservation illimitée des données de personnes non condamnées est reconnue comme une violation du droit à la protection de la vie privée. Or, compte tenu du système technologique mobilisé et des pratiques policières dont il est question, l'arrêt devient encore plus important car il fixe des limites à la « simple conservation » des données privées et en souligne le caractère stigmatisant. Ainsi, la CEDH paraît identifier une possibilité de limiter les effets de la surveillance, aussi « soft » ou « smart » soit-elle.
Original languageFrench
Title of host publicationCultures et Conflits
EditorsDidier Bigo Et Pierre Piazza
PublisherHarmattan
Pages101-114
Number of pages14
ISBN (Print)978-2-296-11655-9
Publication statusPublished - 31 Dec 2009

Publication series

Name
Number76

Bibliographical note

Didier Bigo et Pierre Piazza

Keywords

  • Marper Case
  • presumption of innocence
  • data protection
  • art.8 ECHR
  • soft and smart surveillance

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